Je partage ci-dessous avec vous, reproduit dans son intégralité, un message que j'ai trouvé hier matin dans ma boîte de réception. Autant que tout le monde en profite !...
Subject: Blog Mon Genie : nouveau mail Date: Wed, 28 Mar 2007 09:01:26 +0200
Je réagis vivement à vos propos quant à votre méthode de lecture. Etes-vous enseignante ? Pour ma part, je le suis et depuis une quinzaine d'année. J'ai appris à lire à l'école avec ma mère avec la méthode syllabique ( et j'avais pourtant des difficultés en orthographe). Pour votre gouverne, sachez que la méthode globale n'est pas ou n'a été pratiquement pas utilisée (sauf par quelques courants pédagogiques très minimes). Aujourd'hui la méthode est en générale mixte (d'abord globale pour permettre à l'enfant l'acquisition d'un capital mot puis syllabique pour l'étude de la combinatoire). Au cp, c'est à travers cette gymnastique quotidienne que l'enfant construit son savoir lire : lire c'est comprendre ! Et quoi qu'on en dise : bien souvent ça marche ! Alors de grâce, arrêtons de pointer telle ou telle méthode, telle ou telle profession pour trouver une réponse au problème de l'illettrisme. Pour bien y réfléchir il faut considérer globalement le monde qui nous entoure en se gardant bien d'établir des recettes de quelques époques qu'elles fut. Pour cela essayer d'abord d'analyser le public en difficulté et les conditions dans lesquelles ses enfants vivent (environnement économique, social et culturel) et mesurer la part d'influence des médias par exemple sur la valorisation de la lecture et de l'écrit en générale. A cela, ajouter la place de l'école et la reconnaissance des enseignants et vous pourrez alors établir plus réellement un diagnostic et ainsi établir une démarche d'apprentissage. Pour finir sachez qu' à elle seule la syllabique ne peut résoudre le problème de la complexité de la combinatoire (exemple : banc et banane, pour le son an) ou de la phrase et du texte avec ses indices morpho syntaxiques divers (majuscules, points, places des virgules...).
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Ma réaction :
Pas de formules de politesses, même pas de prénom en signature (l'adresse e-mail de l'auteur du message comporte le prénom "Bertrand", mais je ne sais pas si la personne qui l'a écrit est ce Bertrand ou son épouse)...
Voici maintenant ci-dessous la copie de l'e-mail que j'ai envoyé en retour :
Monsieur,
Merci pour votre message tellement élogieux pour moi ! Au moins, cela montre que vous vous êtes intéressé un tant soit peu à mon blog.
Vous êtes libre de vos opinions et de pratiquer telle ou telle méthode selon votre expérience.
Je pense que je savais lire avant votre naissance, ou me trompé-je ?
Si vous voulez me donner des leçons, merci de relire d'abord votre courrier électronique et d'y apporter les corrections nécessaires (grammaire, orthographe). Venant d'un enseignant, votre message devrait ne comporter aucune faute. Ce n'est pas le cas et c'est en l'occurence très dommageable.
En tant qu'écrivain public, je ne me substitue pas aux enseignants mais j'aide des personnes qui n'ont pas réussi à apprendre à s'exprimer correctement à l'écrit pour la rédaction de leurs courriers et tout autre travail d'écriture. J'anime un atelier d'écriture et donne des cours particuliers de français à des adultes sortis du système scolaire : je ne vous fais en aucune manière concurrence, j'essaie juste de vous compléter et ceci en toute humilité.
En tant que maman de six enfants (tous désirés, je le précise, afin que vous ne me cataloguiez pas trop rapidement dans les "cas sociaux"...) j'ai pu expérimenter toutes sortes de méthodes et toutes sortes d'enseignants. Si certains de vos collègues avaient encore le "feu sacré" et un esprit humaniste, ce n'était malheureusement pas le cas de tous.
Il est certain que pour ma part je ne prétends pas avoir la science infuse. Je sais qu'on passe toute sa vie à apprendre, c'est d'ailleurs très bien ainsi.
Merci de m'avoir encore donné par votre courrier l'occasion d'apprendre sur la nature humaine.
Crodialement,
Francine |